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Quiz de dégustation

Quel cépage alsacien êtes-vous ?

Six questions sur ce que vous aimez boire, et vous saurez par quel cépage entrer dans la gamme alsacienne. Le résultat sert de point de départ à table, pas de verdict.

Question 1 sur 6

Le profil que vous cherchez dans un verre

Les sept profils

Ce que chaque cépage promet, et ce qu’il ne promet pas.

Les portraits ci-dessous sont ceux que rend le quiz. Ils se lisent aussi bien sans passer par les questions, pour situer un cépage avant d’acheter une bouteille ou de commander au restaurant.

Le droit, le tendu

Riesling d’Alsace

Vous cherchez la netteté plutôt que la séduction immédiate. Le riesling ne joue pas sur le parfum : il joue sur la tension, l’acidité franche et une finale qui reste droite. C’est le cépage de référence du vignoble, celui qui vieillit le mieux et qui montre le plus nettement d’où il vient.

Ce qu’il n’est pas. Ce n’est pas un vin de confort. Servi sur un plat très sucré, sa tension paraît sévère, et il ne pardonne pas les accords approximatifs.

Choucroute, charcuterie, poisson au beurre : son acidité coupe le gras entre deux bouchées.
Service : 9 à 11 °C.

L’expressif

Gewurztraminer

Vous aimez qu’un vin se reconnaisse au nez avant la première gorgée. Litchi, rose, épices douces : le gewurztraminer ne passe jamais inaperçu, et sa bouche large prolonge ce que le nez annonce. Souvent tendre, parfois sec, il assume son caractère.

Ce qu’il n’est pas. Ce n’est pas un vin discret. Sur un poisson délicat ou une entrée légère, il couvre entièrement le plat au lieu de l’accompagner.

Munster, cuisine épicée, fromage à pâte lavée : son fruit mûr absorbe le piquant plutôt que de l’amplifier.
Service : 11 à 13 °C.

L’ample

Pinot gris d’Alsace

Vous préférez qu’un vin occupe la bouche plutôt qu’il ne la réveille. Le pinot gris est plus large que le riesling, rond, sur des fruits mûrs et des notes fumées. C’est le plus polyvalent des blancs alsaciens à table.

Ce qu’il n’est pas. Ce n’est pas un vin d’apéritif. Sa rondeur alourdit une entrée légère servie en début de repas, et il n’a pas la vivacité qu’on attend d’un blanc de soif.

Volaille à la crème, poisson en sauce, plats mijotés : son volume tient face à la sauce.
Service : 11 à 13 °C.

Le fruité franc

Muscat d’Alsace sec

Vous voulez du fruit sans sucre et de la fraîcheur sans austérité. Le muscat alsacien est sec, contrairement à ce que son nom laisse attendre, très aromatique, avec ce côté raisin frais et végétal qu’aucun autre cépage de la région ne donne.

Ce qu’il n’est pas. Ce n’est pas un vin de garde ni un vin de plat consistant : il s’efface derrière une préparation riche ou longuement mijotée.

Asperges, légumes de printemps, apéritif : son côté végétal s’entend avec ce que les autres blancs ratent.
Service : 8 à 10 °C.

Le lanceur de repas

Crémant d’Alsace brut

Vous ouvrez une bouteille pour marquer un moment plus que pour accompagner un plat. Le crémant d’Alsace représente environ 21 % de la production régionale : ce n’est pas une curiosité locale mais un pilier du vignoble, vif et net.

Ce qu’il n’est pas. Ce n’est pas un vin de repas complet. Sa bulle ne tient pas la distance sur un plat consistant, où elle finit par fatiguer le palais.

Apéritif, bouchées salées, début de repas : sa bulle et son acidité réveillent le palais.
Service : 6 à 8 °C.

Le rouge de la région

Pinot noir d’Alsace

Vous restez sur le rouge, même en terre de blancs. Le pinot noir est le seul cépage rouge et rosé autorisé en AOC Alsace, sur des fruits rouges nets et des tanins souples. Sa qualité a beaucoup progressé depuis deux décennies.

Ce qu’il n’est pas. Ce n’est pas un rouge puissant et tannique. Servi à température de pièce, il s’alourdit, et il ne tient pas face à une cuisine très épicée qui écrase son fruit.

Viande blanche rôtie, viande rouge sans sauce lourde : ses tanins souples suivent la texture.
Service : 14 à 16 °C.

Le discret

Sylvaner

Vous vous méfiez des vins qui en font trop. Le sylvaner est sec, léger, franc, sans détour aromatique, et souvent proposé en entrée de gamme chez le vigneron. C’est le blanc du quotidien alsacien, celui qu’on ouvre sans cérémonie.

Ce qu’il n’est pas. Ce n’est pas un vin d’exposition. Il ne cherche ni la complexité ni la garde, et il ne soutiendra pas un plat très riche.

Coquillages, poisson simple, tarte flambée : sa légèreté laisse le plat s’exprimer.
Service : 8 à 10 °C.

Limites du questionnaire

Ce que six questions ne peuvent pas dire.

Le quiz raisonne sur un profil de goût déclaré. Or ce qu’on croit aimer et ce qu’on apprécie à l’aveugle diffèrent souvent, en particulier sur l’acidité, que beaucoup disent éviter avant de la rechercher une fois le vin servi sur le bon plat.

Le résultat ne tient pas compte du prix, qui varie fortement d’un domaine à l’autre et d’une appellation à l’autre, ni du millésime, ni du travail du vigneron — trois facteurs qui déplacent un vin bien plus que le nom du cépage sur l’étiquette. Deux rieslings du même millésime, l’un en AOC Alsace et l’autre sur un grand cru, ne donnent pas la même impression.

Il ne dit rien non plus des mentions Vendanges Tardives et Sélection de Grains Nobles, qui transforment un gewurztraminer ou un pinot gris en vin nettement sucré, à réserver à la fin du repas. Pour passer d’un profil à un usage réel, l’outil d’accord mets-vins prend le relais : il part du plat que vous servez plutôt que du goût que vous déclarez.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande le plus.

Quel cépage alsacien pour commencer ?

Le muscat sec ou le crémant, pour leur lisibilité immédiate, puis le riesling dès qu’on cherche à comprendre ce que le terroir apporte. Le gewurztraminer marque plus fort, mais il oriente vers un style très particulier qui ne résume pas la région.

Combien de cépages sont autorisés en AOC Alsace ?

Treize : riesling, gewurztraminer, sylvaner, pinot gris, pinot blanc, chardonnay, muscat blanc à petits grains, muscat ottonel, muscat rose à petits grains, savagnin rose — le klevener de Heiligenstein —, auxerrois, chasselas, et le pinot noir pour les rouges et rosés.

Le riesling alsacien est-il sec ?

Le plus souvent oui, à la différence de nombreux rieslings allemands. Mais la mention de sucrosité manque régulièrement sur l’étiquette : au caveau ou au restaurant, la question posée directement reste le moyen le plus rapide de trancher.

Y a-t-il un vin rouge en Alsace ?

Oui, le pinot noir, seul cépage rouge et rosé autorisé en AOC Alsace. Ses tanins souples accompagnent une viande blanche rôtie ou une viande rouge sans sauce lourde, à servir entre 14 et 16 °C.

Quelle différence entre gewurztraminer et pinot gris ?

Le gewurztraminer joue le parfum : litchi, rose, épices, un nez reconnaissable avant la première gorgée. Le pinot gris joue le volume : plus large en bouche, moins démonstratif au nez, il tient face aux sauces là où le gewurztraminer couvrirait le plat.

Le dossier complet des cépages

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